| Le
modèle énergétique actuel, basé
principalement sur le pétrole ou sur d’autres
combustibles fossiles, commence à être
périmé. Les problèmes qui dérivent
de son utilisation, comme l’impacte négatif
sur l’environnement qui a pour conséquence
le réchauffement globale, l’instabilité
des prix, l’épuisement progressif des
réserves y les conflits géopolitiques,
ont provoqué ces dernières années
une course contre la montre pour trouver des sources
d’énergies alternatives et renouvelables
afin d’échapper à la dépendance
du pétrole, de nos actuelles sociétés
industrialisées.
L’énergie
éolienne qui est déjà économiquement
viable, ainsi que l’énergie solaire (thermique,
thermoélectrique et photovoltaïque) dont
les progrès constants ces dernières
années sont prometteurs, semblent être
à la tête de cette nouvelle phase énergétique.
Toutefois, une nouvelle option peut les complémenter
: la culture des micro-algues pour produire des biocombustibles.
La production de biocombustibles à partir de
micro-algues présente de nombreux avantages
et complémente les autres énergies renouvelables
car elle apporte une solution à un problème
jusque là difficile à résoudre
: l’obtention d’un combustible à
la fois économique et soutenable.
Un
bon nombre d’entreprises s’occupent déjà
du développement de ces techniques et on envisage
l’apparition des premières centrales
de production en masse vers 2012.
Processus
biologique des microalgues, captation de l'energie
du soleil
Les
micro-algues sont des organismes qui vivent dans l’eau
(eau douce ou eau salée) ou dans des milieux
terrestres très humides.
La
fonction des algues dans la nature est extrêmement
importante étant donné que, grâce
à la photosynthèse, elles sont capables
de transformer la matière inorganique en matière
organique en utilisant pour cela l’énergie
du soleil. Cette énergie reste stockée
dans leurs structures biologiques et sert ensuite
aux organismes qui s’en alimentent. On peut
donc dire que les micro-algues se trouvent à
la base de la chaine trophique.
Pendant
le processus de la photosynthèse qui emploie
l’énergie du soleil, le Co2 atmosphérique
se combine à l’eau et il en résultera
une production d’oxygène qui se libèrera
dans l’atmosphère, et de sucres que la
micro-algue utilisera pour produire différentes
substances comme la cellulose qui conforme sa structure,
des huiles etc.…

Schéma du stockage
d’énergie dans une micro-algue
Les
micro-algues on un taux de multiplication très
élevé, ce qui fait qu’elles sont
capables d’absorber une grande quantité
d’énergie provenant du soleil.
La
culture des micro-algues
Les micro-algues poussent de forme spontanée
dans des milieux aquatiques y humides. Cependant,
malgré leur abondance dans la nature, pour
la production de biocombustible en grande quantité,
on procède à la culture contrôlée
de plantes en terre ferme, et ceci pour différentes
raisons :
D’une
part, ainsi on est sûr d’obtenir la
variété de micro-algues adéquate
en fonction de l’utilisation ultérieure.
On estime qu’il existe plus de 300 000 espèces
d’algues, mais peu d’entre elles possèdent
les caractéristiques nécessaires pour
rendre viables la production de biocombustibles
dans un but commercial.
D’autre
part, la culture assure le volume de production
nécessaire tout en contrôlant l’extension
du terrain utilisé et son rendement. Si l’on
optimise les nécessités vitales des
micro-algues, il est possible d’obtenir une
reproduction beaucoup plus rapide que ce que l’on
aurait à l’état naturel.
Il
existe aussi des facteurs environnementaux qui déconseillent
la récolte ou production de forme artificielle
de micro-algues en pleine mer. La croissance (par
une reproduction forcée) ou la réduction
(due à la récolte) d’algues
dans la nature modifierait la disponibilité
d’aliment pour de nombreux organismes et impacterait
la chaine trophique. L’obtention de micro-algues
directement de la nature, collapserait de nombreux
écosystèmes, ce qui engendrerait une
grande catastrophe.
Technique
de culture des micro-algues
Il
existe trois formes de culture pour algues, qui
actuellement sont testées par diverses entreprises
:
-Culture
en bassins à l’air libre-
C’est la forme de culture la plus simple.
Il s’agit essentiellement de bassins découverts
et exposés au soleil. Des éléments
nutritifs sont ajoutés à l’eau
de ces bassins afin que les micro-algues puissent
se reproduire à un rythme accéléré.
C’est le système le moins efficace
bien que le plus économique. Le rendement
de ce type de production est en principe plus faible
et on ne connait pas d’entreprise qui l’utilise
pour produire des biocombustibles, ce qui revient
à dire qu’il n’est pas rentable.
Ce système est utilisé pour d’autres
types de marchés (alimentation, esthétique…
etc.…)
-Culture
en bassins sous serres- Les bassins d’eau
dans lesquels se reproduisent les micro-algues sont
protégés sous serres. On sait qu’il
existe différentes structures de ce type,
qui vont des authentiques serres dans lesquelles
se trouvent les bassins, aux petits bassins sur
lesquels on a posé une vitre ou un plastique.
Ce
système offre deux avantages : un meilleur
contrôle de la température et une perte
d’eau très réduite. Ces deux
facteurs favorisent une production d’algues
supérieure et en conséquence un meilleur
rendement. Les entreprises qui ont choisi ce système
considèrent que la production et les coûts
sont équilibrés
Serre
pour la culture de micro-algues
-Culture
en photobioréacteurs- Les photobioréacteurs
sont des conduits transparents isolés dans
lesquels se développent les micro-algues. Ces
tubes s’installent à l’extérieur
afin de capter la plus grande quantité possible
de radiation solaire. Un système de contrôle
informatisé est chargé de fournir aux
micro-algues du Co2 et des éléments
nutritifs pour optimiser la productivité. Cette
forme de culture est a priori la plus productive de
toutes celles qui existent.

Schéma de photobioréacteur

Photobioréacteur
« airemar » de l’entreprise Biofuels
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